règles

COMMENT ETABLIR DES REGLES A LA MAISON ?

Qu’y a-t-il de plus important pour nos enfants aujourd’hui ?

De quoi a-t-il le plus besoin ?

La majorité d’entre nous répondrait de l’amour bien sûr. Sauf que voilà l’enfant ne se construit pas qu’à travers l’amour. Ce n’est pas le seul critère à prendre en compte, l’éducation a toute sa place dans la construction de l’enfant.

Certains parents pourraient penser que l’enfant qui fait ce qu’il veut, quand il veut et comme il veut avec, comme objectif de ne jamais connaitre la frustration, serait un enfant heureux. Mais en fait il n’en est rien. Malgré les bénéfices de ce comportement, un enfant à qui tout est permis est un enfant angoissé.

L’enfant est animé par des pulsions qu’il cherche à satisfaire. C’est ce que les psys nomment le « principe de plaisir » : il recherche ce qui lui procure du plaisir sans se soucier des autres. Il se voit comme le centre du monde. Le rôle des parents est donc de faire en sorte que l’enfant puisse intégrer des règles qui lui permettront la vie en société et le sortir de cet égocentrisme, c’est le « principe de réalité ». L’enfant doit apprendre à différer ses pulsions et les règles permettent de border les actes de l’enfant. Cela permet de transmettre nos valeurs, nos attentes et enseigner à l’enfant comment il doit se comporter.

Voici 10 petites astuces pour vous aider à établir des règles :

1) Faites le point avec votre conjoint(e) afin d’établir un consensus sur les attentes que vous souhaitez demander à vos enfants. Dans le cas contraire, cela peut amener des contestations de la part vos enfants et installer des tensions dans le couple. Par ailleurs, lorsque chacun est dans des exigences différentes vis-à-vis des enfants cela crée des confusions chez eux et ne facilite pas l’obéissance.

2) Clarifiez vos attentes en fonction de ce qui est important pour vous. On a parfois l’impression que les enfants connaissent les règles et les ont toujours en tête mais ce n’est pas toujours vrai, Il faut être clair et concret. Par exemple au lieu de dire « sois sage » on peut dire« je voudrais que tu arrêtes de sauter partout ». Utilisez des tournures positives. Par exemple : « quand on mange, on s’assoit sur sa chaise ».

3) Adressez-vous à vos enfants face à eux, en les regardant et en vous mettant à leur hauteur. Ne les habituez pas à répéter plusieurs fois et agissez. N’attendez pas d’être excédée et donner des punitions excessives ou disproportionnées.

4) Prévoyez à l’avance des conséquences logiques si votre enfant n’obéit pas aux règles. Elles devront être en lien avec la règle non respectée. Par exemple s’il est désagréable, il ira se  coucher plus tôt ou restera dans sa chambre. L’idée est de lui apprendre quelque chose et pas de lui faire mal ou de l’humilier.

5) Les 4 « C » pour établir des règles. Elles devront être :

Claires : la règle doit être assez simple pour être compréhensible de votre enfant.

Concrètes : lui montrer ce qu’on attend de lui (positif).

Constantes : la règle ne doit pas changer suivant l’humeur ou la fatigue du parent, elle doit être appliquée toujours de la même façon.

Cohérentes : tous les enfants et adultes doivent être soumis aux mêmes règles suivant l’âge.

6) Laissez votre enfant exprimer l’émotion qu’il est en train de ressentir. Quand vous avez décidé de refuser quelque chose, vous devez vous y tenir. Cependant, l’enfant a le droit d’éprouver telle ou telle émotion même si c’est difficile à supporter. Essayez de verbaliser ses émottions tout en lui disant que ce qu’il demande n’est pas possible.

7) Soyez déterminé et utilisez un ton ferme lorsque vous demandez quelque chose à l’enfant. L’enfant est très sensible à la manière dont on lui parle. Plus vous serez convaincu de ce que vous demandez et plus il va y prêter attention. S’il sent le moindre doute, il y a des chances pour qu’il n’obéisse pas.

8) Lorsque c’est possible, donnez le choix à votre enfant : « veux-tu prendre un bain ou une douche ? » ou « veux-tu commencer par ranger les voitures rouges ou les bleus ? »

9) Passez du temps de qualité avec chacun de vos enfants (en dehors des activités scolaires). Choisissez une activité en fonction des centres d’intérêt de chacun. C’est un moment dédié à votre enfant donc pas d’écran et pas de travail, juste votre enfant et vous. C’est un bon moment pour bavarder avec lui mais attention ce n’est pas le moment d’avoir une explication avec lui sur sa récente bêtise ou sur son bulletin de note.

10) En tant que parent vous êtes une référence pour votre enfant. Ne lui imposez pas une règle que vous ne pourrez pas suivre vous-même.

Vive les parents imparfaits !!

C’est dans tous les magazines, dans les émissions de télé pour les parents…mais pourquoi vouloir être un parent parfait ? Es-que c’est bon pour notre enfant d’avoir un parent parfait ?

Honnêtement je ne le pense pas !! Eh oui, je suis contre…

Il faut savoir que pour un enfant, avoir un parent qui sait tout faire, qui connait tout, qui n’a jamais peur de rien, bref qui est « parfait » c’est très angoissant car les parents sont les modèles des enfants et cela voudrait dire qu’ils doivent atteindre la perfection.

Dur dur comme objectif !!!

De plus c’est un peu difficile de supporter le moindre échec vu que son parent ne connait pas l’échec. L’enfant a besoin de s’identifier à une vraie personne avec ses forces et ses faiblesses. Il devrait pouvoir s’autoriser à ne pas être parfait.
Montrons-leur plutôt que nous sommes heureux de vivre et focalisez-vous sur ce qu’il y a de positif dans votre vie. C’est le meilleur moyen de développer sa sécurité affective sur laquelle va se construire sa confiance. En effet, nous sommes leur model, leur pilier sur lequel ils vont s’appuyer pour grandir. L’idée est de les motiver pour avoir confiance dans l’avenir afin grandir sereinement.
Par ailleurs, Il faut arrêter de penser que si l’enfant a des difficultés, tout est la faute des parents. Il a aussi sa part de responsabilité, sa part de choix dans les actions qu’il va mener. On fait tous des erreurs et l’enfant va se servir de ces erreurs pour forger son caractère et développer sa capacité d’adaptation.
La recherche de perfection conduit à la déception et à la culpabilité. Nous avons tous le droit à l’erreur, l’essentiel est de revenir dessus et de trouver des petites astuces qui peuvent aider à la communication avec vos enfants.
La culpabilité n’est pas productive et empêche d’agir ou de changer. Focalisez votre attention sur les bons moments passés avec votre enfant et sur ce que vous faites de bien. On peut toujours s’informer sur l’éducation bienveillante et essayer de s’améliorer pour le bien être de son enfant mais ça ne sera jamais parfait.
Et alors tout le monde y va de son bon conseil ; entre la mamie : « de mon temps on ne faisait pas comme ça », la tata : « tu ne sais pas tenir ton gamin » et la voisine qui n’a pas d’enfant mais qui a son avis sur la question alors qu’on lui a rien demandé. Nous dans tout ça, on a l’impression que les autres savent mieux que nous…en effet, chaque remarque ne fait que renforcer notre sentiment d’être un parent déplorable.

Il faut savoir être fort et se faire confiance!!
Le plus souvent ce sont les parents qui comprennent le mieux leur enfants et laissez couler les reproches et regards désapprobateurs des inconnus.
Ignorez ceux qui vous critiquent et concentrez-vous sur ce dont votre enfant a besoin à ce moment précis !!!