rage ou colère

 

Colère ou décharge ?

 

Qui n’a jamais eu son enfant qui fait une crise ? Crier, Hurler, se rouler par terre ?

On pense souvent que l’enfant « fait sa colère »…

Quand l’enfant est sous stress (facteurs de stress : entrée à l’école, naissance d’un petit frère, déménagement), il se sent mal à l’intérieur, il se met sous une tension extrême et dès qu’il y a le moindre déclencheur à l’extérieur, il va éclater en crise de stress.

Attention à ne pas se tromper avec « une colère » !

C’est un mécanisme physiologique. Du cortisol est sécrété dans son corps, l’hormone de stress. L’enfant accumule un trop plein de tension à l’intérieur et il faut que ça sorte. Contrairement à une colère ou c’est plus franc et l’enfant s’affirme, la rage est liée au stress. Cela se manifeste par l’enfant qui se débat dans tous les sens.

Certains enfant naissent avec une sensibilité particulière certains sont plus calme et d’autre plu excitables, c’est une question d vulnérabilité psychique. Si le parent accompagne, accueille, aide à réguler son stress étant petit quand il fait des grosses crises, lorsqu’il sera ado et adulte il aura davantage de capacités à gérer sont stress et fera moins de crises. Alors que punissions, isolement, cries  n’apprennent pas à l’enfant de réguler son stress et à l’âge adulte, il répondra par une crise de stress envers son propre enfant.

Avoir un lieu des moments ou l’enfant peut décharger sa tension : courir dans le jardin, monter aux arbres de manière sécurisé, trampoline, taper des pieds, bataille de polochon, bataille de chatouilles… Vous pouvez délimiter un coin ou l’enfant peut jeter, déverser sa colère.

La crise au supermarché : L’enfant est submerger par trop de stimulis visuel auditif émotionnel (papa ou maman ne sont pas trop disponible) les sens de l’enfant sont saturés.

Donc le cerveau de l’enfant est en effervescence, c’est ce qu’on appelle le stress qui envahi le cerveau. L’enfant essaye de se raccrocher à quelque chose dans le supermarché. Dès qu’il y a un élément déclencheur , la crise éclate. L’enfant ne maîtrise plus rien, il pleure, hurle, se roule par terre, il est complètement désorganisé :  c’est une tempête émotionnelle qui s’abat sur lui.

Le piège, c’est de croire que l’enfant est en colère parce qu’on lui a refusé quelque chose ;  enfin il fait une colère pour pas grand-chose quoi ! donc il se met lui aussi en colère après l’enfant, ce qui augmente la crise de l’enfant qui était déjà désemparer par ce tsunami qui le déborde.

Face aux regards des autres , n’oubliez pas que c’est votre enfant qui est prioritaire. Votre rôle est de l’aider à réguler son stress et peu importe ce que pense les autres (famille, amis y compris). Il a besoin d’être rassemblé psychiquement et ce sont les parents qui peuvent l’aider à faire ça.

Que faut-il faire ?

  • Besoin d’être contenu dans les bras ou à défaut juste un contact physique
  • Empêchez-le de vous faire mal
  • S’il ne se laisse pas faire, restez à côté de lui. Dès qu’il se calme, lui tendre les bras

Objectif : lui faire intégrer un sentiment  de sécurité qui lui permettra de diminuer l’intensité de la colère

Message à l’enfant : tu es en colère mais je continue à t’aimer

L’idée de l’aider à traverser cette crise et de l’apprivoiser

Donc vous l’avez compris la meilleur chose à faire est d’éviter de l’emmener dans les supermarchés.

Quand vous ne pouvez pas faire autrement, vous pouvez donner une tâche à l’enfant pour éviter la surcharge de stimuli et diriger son attention vers quelque chose en particulier.