Estime de soi

L’ESTIME DE SOI

L’estime de soi tout le monde sait ce que c’est ! Enfin peut être…

Sauf que parfois on ne sait pas toujours comment faire concrètement et ce qui peut aider nos enfants.

Tout d’abord l’estime de soi, c’est la perception qu’on a de soi-même, c’est le jugement que l’on porte sur soi et qui est vital pour notre équilibre psychologique.

L’estime de soi repose sur 3 piliers :

L’amour de soi

« Suis-je aimable  et peut-on m’aimer? » C’est la petite voix intérieure qui nous dit qu’on est digne d’amour et de respect. L’amour inconditionnel des parents est une manière de rassurer votre enfant sur le fait que quoi qu’il fasse vous l’aimerez toujours. Même s’il fait des bêtises même s’il a des mauvaises notes, il doit sentir que ses parents continuent à l’aimer. C’est pourquoi parfois l’enfant fait des bêtises, histoire de tester ses parents et voir s’ils continuent à l’aimer.

A partir du moment où il sent l’amour de sas parents, il va s’aimer lui-même aussi. Il s’acceptera malgré ses défauts, ses limites et ses échecs. S’aimer soi-même est le socle de l’estime de soi.

La meilleure chose à faire est de trouver de manière dont votre enfant se sent aimer : faire des câlins, avoir un cadeau, des mots doux, passer du temps avec lui…

L’image de soi

« Suis-je valable ». C’est le regard qu’on porte sur soi. Il vient généralement de la famille et environnement proche. Attention aux étiquettes car si tout le monde dit qu’il est lent par exemple et bien que ce doit être vrai…donc il va se comporter ainsi.

Pour sentir que l’enfant a de la valeur, il faut qu’il prenne conscience qu’il a des qualités et pas que des défauts. En effet cela permettra de définir ses propres désirs et souhaits. Il est fondamental que l’enfant réalise ses projets et pas ceux que quelqu’un d’autre pourrait lui attribuer.

La confiance en soi

« Suis-je capable ? » cette notion s’applique à nos actes, c’est oser faire des choses sans douter de la réussite. La confiance en soi est une conséquence de la qualité de l’amour de soi et l’image de soi. Ce sentiment de compétence ne peut se développer sans des essais et des erreurs. Le sentiment de confiance permettra à l’enfant de dépasser la crainte de l’échec. Eh oui ! Personne ne peut tout réussir sans effort et sans échec.

Concrètement pour accompagner l’enfant, il faut valoriser son enfant sur ses réussites et l’aider à comprendre d’où viennent ses erreurs.

 

L’estime de soi se développe au fur et à mesure des expériences que chacun rencontre dans sa vie. Bien que les bases s’ancrent dans l’enfance, elle peut évoluer tout au long de sa vie dans un sens comme dans un autre.

Tout le monde peut décider un jour ou l’autre de prendre en main la construction de son estime de soi. Même si cela ne se fait pas en un jour d’un coup de baguette magique, l’essentiel est de se mettre en chemin pour changer.

l’opposition

 

Comment diminuer les comportements d’opposition de votre enfant entre 18 mois et 4 ans ?

 

Cette période est relativement difficile car l’enfant veut s’’affirmer et donc il s’oppose.

Par ailleurs, c’est l’âge où il est envahi par plusieurs émotions qu’il n’arrive pas à gérer seul.

Donc c’est dur dur !!!

Il n’a pas ou peu de langage et on ne peut pas toujours comprendre ce qu’il veut.

Avant toute action, il faut vérifier que votre enfant n’a pas un besoin qui ne serait pas satisfait. En effet, un enfant qui n’a pas bien dormit ou qui a faim, aura du mal à être sage et coopérant.

Pour commencer, vous pouvez déjà essayer d’utiliser le « stop » plutôt que le « non ». Celui-ci associé au reproche sera moins efficace. Le « stop » est plus explicite sur ce qu’on attend de l’enfant c’est-à-dire qu’il arrête son comportement.

Après, on peut offrir un choix balisé à l’enfant : parmi 2 solutions (qui sont acceptables pour vous), vous lui demandez de choisir. Par exemple pour s’habiller : « es ce que tu veux mettre le pull rouge ou le pull bleu ? »

La manière dont vous allez formuler votre demande est importante : avec un ton calme mais ferme sous forme d’affirmation en exprimant clairement et concrètement ce que vous attendez de lui. La négation amène son cerveau à faire 2 gestes mentaux : la construction de l’image mentale puis la négation de cette évocation. Cela est très difficile pour un petit surtout moins de 2 ans car il ne comprend pas la négation. Par exemple : « ne saute pas sur le canapé ». Il ne retient que « sauter » et « canapé » donc tout va bien pour lui, il continue à sauter sur le canapé. Par contre si vous dites reste assis sur le canapé, il y a des chances qu’il puisse davantage capter le message.

Quand vous vous adressez à lui, approchez-vous et assurez-vous qu’il vous écoute en captant son regard voire en le touchant. En parlant d’une autre pièce, l’enfant ne va pas forcément être attentif à ce qui est dit.

Lorsque vous demandez à votre enfant de faire quelque chose, évitez de faire à sa place. Il vaut mieux l’accompagner et faire avec lui. Sinon il prendra l’habitude et ne fera plus ce que vous lui demanderez.

Prévenir avant la fin d’une activité. Par exemple quand vous devez quitter le parc, dites qu’il peut faire 3 tours de toboggan et après vous partez.

Évitez la violence verbale et physique car les enfants imitent notre manière de faire et pour eux, il sera légitime de taper puisque son parent le fait. C’est une autorisation implicite de taper ou d’insulter.

N’oubliez pas le renforcement positif, source de valorisation pour votre enfant…

Pour un accompagnement plus concret … http://go.mamoude.dlambertpsy.1.1tpe.net

 

Le Jeu

LA PLACE DU JEU CHEZ L’ENFANT

Souvent considéré comme un

divertissement ou une simple occupation,

Le jeu constitue une activité essentielle dans le développement de l’enfant.

D’après René Château « le jeu est le travail de l’enfant ».

Il est ce qui permet à l’enfant de se construire non seulement dans son développement personnel mais également dans le lien aux autres.

Le jeu est une activité spontanée de l’enfant, ou elle devrait l’être. A travers le jeu passent énormément d’acquisitions de manière ludique, nécessaires à la construction de l’enfant.

Sur le plan sensorimoteur, l’enfant découvre son corps et l’exploration de l’espace.

Sur le plan cognitif, le jeu contribue au développement du le langage, des représentations mentales, de la mémoire et de la créativité.

Sur le plan social, le jeu va aider l’enfant à d’assimiler des éléments culturels et sociaux qui servent de références communes aux enfants. L’interaction favorise des rencontres qui aident à construire l’identité sociale.

Sur le plan affectif, il permet la décharge les tensions suscitées par des situations difficiles et la régulation des émotions.

Au début chez le bébé, le jeu va passer par l’éveil avec

des jeux sensoriels et moteurs.

Il apprend à ressentir les différentes textures, à saisir les objets, les manipuler, les laisser tomber… Le bébé commence à comprendre petit à petit son environnement. Il expérimente sa possibilité d’action sur les objets qui l’entourent. Il s’exerce à maîtriser ses mouvements et ses gestes et il prend ainsi conscience des contours de son corps. La coordination motrice s’affine et ainsi il va exercer un certain pouvoir sur son environnement. Il investit l’espace en se mouvant dans toutes les directions et il pourra ainsi partir à la conquête d’un territoire de plus en plus étendu.

Les jeux de « coucou-caché » vont permettre à l’enfant d’intégrer l’absence temporaire d’un objet et de mieux appréhender, par anticipation, l’absence de ses figures d’attachements.

Dans les jeux symboliques,

l’enfant fait semblant de jouer comme les « grands » et montre qu’il sait, qu’il comprend le monde en essayant des choses qu’il a vu. Il fait le tri entre la réalité et son imaginaire. Il intègre également les impressions et sensations en se mettant dans la peau d’un « autre ». Par exemple lorsqu’il joue à la maîtresse et qu’il gronde les élèves.

Dans le jeu l’enfant, rejoue ses ressentis, le plus souvent en amplifiant la scène afin de pouvoir comprendre, dépasser une situation blessante et ainsi l’assimiler. Le jeu symbolique permet également d’intégrer les différents modes d’organisation sociale et différencier les rôles de chacun (le papa, la maman, l’enfant…).

Dans les jeux de constructions,

l’enfant met en œuvre sa capacité de créer un nouveau monde tel qu’il le voit. Il met en place des compétences de manipulation, de planification des différentes étapes et de résolution de problème. Par exemple dans la construction d’une maison, il se rend compte qu’il faut mettre les murs avant le toit.

Par la suite l’enfant se met à jouer à

des jeux régis par des règles,

auxquelles il doit se plier. Il développera alors des stratégies de logique, de raisonnement. Il devra apprendre à jouer à tour de rôle, se soumettre aux règles, à négocier et s’entendre avec les autres.

C’est par le jeu que passent tous les préalables des apprentissages cognitifs ultérieurs.

Un enfant qui n’a pas suffisamment joué aura davantage de difficultés à apprendre.

Le jeu est un moyen d’expérimenter, de maîtriser les connaissances, d’accéder au raisonnement et aussi à perdre et supporter les échecs et les surmonter.

Un enfant qui ne veut pas ou ne sait pas jouer est un enfant en souffrance.

Différentes activités lui permettent d’apprivoiser ses peurs, de surmonter ses angoisses en les extériorisant et les maîtrisant. Le jeu contribue à façonner sa personnalité par la créativité. Il permet à l’enfant se surpasser et d’acquérir de la confiance en soi.

Jouer, c’est aussi éprouver un sentiment de contrôle sur son environnement. C’est l’enfant qui décide du thème, du début, de la fin et du déroulement de son jeu. Il ressent une sensation de pouvoir sur les objets et son jeu, il est tout-puissant.

 

 

« C’est sur la base du jeu que s’édifie toute l’existence expérientielle de l’homme » D.W. WINNICOTT

parentalité positive

PARENTALITÉ POSITIVE

En tant que parents, nous avons la responsabilité d’éduquer nos enfants et ainsi de les préparer pour devenir des adultes responsables, autonomes et épanouis.

Pendant longtemps nous avons cru qu’il fallait les cadrer, poser des limites pour les rendre sociables et avec un tout notre amour tout ira bien…

Sauf que ce n’est pas si simple !!!

Ces enfants n’ont souvent pas confiance en eux, ils peuvent développer des phobies et avoir un comportement inapproprié que le parent ne peut contrôler.

La parentalité positive propose un autre regard sur l’enfant.

Un regard davantage fondé sur son autonomie, la responsabilité et tournée vers les besoins de l’enfant.

Il s’agit pour cela d’accompagner les enfants au lieu de les « dresser ».

L’enfant a besoin d’être reconnu et considéré comme une personne. En instaurant une relation positive avec son enfant en privilégiant les encouragements, nous favorisons son développement à plusieurs niveaux.

Différents outils permettent de gérer des situations difficiles sans avoir recours aux châtiments corporels ou psychologiques et sans humiliation. Ces pratiques contreproductives, la plus part du temps, sont néfastes pour nos enfants et leur épanouissement. De même que le laxisme éducatif est tout aussi nocif car il n’apporte aucun repère, ni guide, l’enfant se sent abandonné. Tout cela est source d’angoisse et peut entraîner des comportements négatifs.

Le rôle de parent est difficile aujourd’hui car nous sommes perdus entre autoritarisme et laxisme. Les repères des parents ou grands-parents ne fonctionnent plus avec la société actuelle.

Les méthodes éducatives de la parentalité positive tiennent compte de cet environnement qui n’est plus le pareil.

De même que les nouvelles données scientifiques nous apportent un éclairage plus précis sur le développement du cerveau de l’enfant.

Je vous propose donc d’orienter notre regard autrement : au lieu de détruire les « mauvais comportements » de nos enfants (par la force s’il le faut) essayons de de réfléchir différemment pour leur éviter la peur et la honte.

Essayons de comprendre et identifier ce qui se passe pour l’enfant à la racine

afin d’agir au plus juste.

 

Pour aller plus loin je vous propose cet accompagnement plus concret… http://go.mamoude.acamentis.5.1tpe.net

 

RP

LA MAGIE DU RENFORCEMENT POSITIF

En tant que parents nous sommes parfois démunis face aux réactions de nos enfants !

Comment faire quand il (elle) ne veut pas ranger sa chambre ou faire ses devoirs ???

Je vous propose d’essayer la technique du renforcement positif.

Qu’es ce que c’est ça ?

En fait, le renforcement positif c’est surprendre son enfant à bien faire.

L’idée est de focaliser sur ce qu’il a fait de positif et ne pas le voir sous le prisme de ses échecs.

Facile ! Vous me direz… mais  en fait ce n’est pas si simple, il y a quelques petites choses à respecter.

Tout d’abord le principe est d’observer votre enfant. Dès qu’il fait le moindre petit effort sur ce que vous lui avez de demandé (même si ça fait trois mois !), vous le félicitez.

Par exemple l’enfant qui ne range jamais sa chambre…

…Et puis un jour,  cet enfant va mettre une chaussette dans le panier à linge sale. Evidemment, ça fait 5 ans 10 ans que vous vous battez avec lui pour mettre le linge sale dans la corbeille. Et là, 2 options s’offrent à vous : la première (réponse habituelle de tout parent qui se respecte !) c’est la réflexion à l’enfant pour en rajouter une couche « t’exagère ! T’aurais pu au moins mettre les 2 chaussettes et ça fait 20 fois que je te le dis…tu me provoque ! C’est pas trop tôt… et Bla Bla Bla… ». Vous avez dû le remarqué depuis le temps : ceci est une  phrase contre-productive. L’autre attitude (à essayer…) : C’est de féliciter l’enfant en disant : « waouh c’est bien, je suis très contente » et point. La tentation c’est le « mais », il faut s’efforcer de ne pas le dire et ça c’est dure !

L’objectif est de modifier votre focus attentionnel et ne voir que ce qui va bien. Quand on offre des félicitations  à l’enfant, son corps va sécréter des endorphines (hormone du plaisir). Son cerveau va avoir envie de sécréter à nouveau cette hormone, et là vous aurez LA deuxième chaussette. Le parent va continuer à féliciter l’enfant.

C’est l’idée de renverser la vapeur car ce n’est pas habituel de la part des parents. Bon OK faut pas pousser, il a juste mis UNE chaussette au sale, il a pas décroché la lune !

Sauf que pour l’enfant c’est un exploit!!!

Et on renforce le cercle positif car il va se rendre compte que c’est bénéfique pour lui de ranger sa chambre plutôt de se faire gronder s’il ne le fait pas. On n’est pas obligé d’en faire des tonnes, cela peut être un signe non verbal comme le serrer dans ses bras, une tape dans le dos (sans lui faire mal, bien sûr) un sourire, un bisou…

Le piège c’est le « mais « 

À partir du moment où le « mais «   est prononcé, son cerveau va sécréter du cortisol (hormone du stress), qui est beaucoup plus puissante que les autres et reste longtemps dans le corps. Il vient anéantir tout l’effet bénéfique de l’endorphine.

Attention!

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas relever ce qui ne va pas. Mais il ne faut jamais le faire en même temps, il y a un temps pour gratifier et un autre temps pour dire qu’on n’est pas content, que ce qu’il a fait ne va pas…

Cela a l’air facile mais il faut se faire violence car ce n’est pas naturel chez le parent. Sa mission est  devenir le supporter ou le coach de votre enfant. On n’est pas obligé d’aller chercher des exploits extraordinaires mais une petite chose de la vie quotidienne.

Pour les bulletins scolaires, utilisez la pédagogie positive. Les notes de l’enfant n’ont rien à voir avec la valeur de l’enfant. Apporter un regard positif, essayer de comprendre pourquoi les notes sont basses. Ne pas accabler l’enfant en rajoutant une couche : « Qu’es ce que moi en tant que parent je peux faire pour t’aider ? ».

Bulletin de notes = Signal d’alerte.

Même si les notes sont bonnes, échanger avec l’enfant sur ses facilités et questionner son bien-être. Remplir sa réserve affective, plus elle est élevée et moins le cortisol peut nous atteindre. Et on sera moins entamé par toutes les choses négatives qui nous arrivent.

Vous verrez que la perception qu’aura l’enfant de son parent change et cela améliore sans aucun doute votre communication avec lui.

Et si les cris et les punitions ne marchent pas …ça ne coûte rien d’essayer !!!

communication

10 petites astuces pour améliorer la communication avec son enfant :

 

La première chose à faire est de prendre soin de soi-même : prenez du temps seul(e) pour faire autre chose, sans les enfants. Dormir suffisamment et s’alimenter correctement restent une priorité. Si cela est possible, passez le relais (conjoint, grands-parents, amis) lorsque vous êtes saturés.

Accueillir votre enfant dans ses émotions sans juger. S’il a besoin de pleurer, laissez-le pleurer. Mettre des mots sur ce que ressent l’enfant lui permet de comprendre ce qui se passe au moment où il ressent telle ou telle émotion

Écoutez votre enfant plutôt que de chercher à le rassurer, le consoler ou le conseiller. Pour cela utilisez la reformulation avec d’autres mots que les siens. Cela demande un effort, mais c’est une technique qui permet à l’adulte d’être sûr d’avoir bien compris et à l’enfant de se sentir connecté avec son parent. Même si ce que vous entendez ne vous plaît pas ou que vous n’êtes pas d’accord, vous le laissez trouver ses propres solutions sans lui imposer les vôtres.

Lorsqu’il a un comportement inapproprié, essayez de comprendre sa réaction ; cherchez le besoin non comblé qui se cache derrière ce comportement. Il y a, en général, une explication dans les réactions des enfants même si on ne la comprend pas toujours et il n’est parfois pas possible de la comprendre. C’est ce qui nous amène à penser que l’enfant fait un « caprice » ou une « comédie » mais en fait il essaye de nous dire quelque chose de son besoin.

Si son attitude qui ne vous convient pas, expliquez votre ressenti, votre désaccord ou votre exaspération plutôt que de l’accuser ou donner des ordres. Il s’agit de transmettre à votre enfant de l’empathie, c’est-à-dire prendre en compte les sentiments des autres. La modification de son comportement ne se fera pas parce qu’il a peur de la punition mais par le réel souci de l’autre. Par ex : « lorsqu’il y a du bruit, cela m’exaspère car j’ai besoin de calme ». La peur de la punition ou de la colère du parent peut faire changer un comportement inapproprié mais dès que la personne d’autorité aura le dos tourné, certains enfants n’en feront qu’à leur tête.

Lorsque vous voulez demander quelque chose à votre enfant évitez les ordres, mais utilisez les formulations sous formes de questions sans oublier le « s’il te plait », « merci » et sans hausser le ton. Si l’enfant n’entend pas, approchez-vous de lui, touchez-le et/ou regardez-le.

 Utilisez des tournures de phrase positives. Un « ne crie pas » devient « parle doucement » ou un « ne monte pas sur le canapé » devient « reste assis sur le canapé ». Cela évite à l’enfant de faire deux opérations dans sa tête, la première est de reconnaitre le verbe et ensuite de faire la négation.

La résolution de problème en famille: l’idée est de se réunir en famille pour énoncer ce qui pose problème à l’un ou l’autre membre, que ce soit un adulte ou un enfant. Ensuite, on liste un ensemble de solutions envisageables, puis on élimine celles qui ne conviennent pas à l’un ou l’autre. On ne garde que celle qui convient à tout le monde et chacun s’engage à la respecter. Les enfants apprennent ainsi une méthode de résolution de conflit basé sur la négociation en évitant qu’il y en un qui écrase l’autre.

Passez du temps en individuel avec chacun de vos enfants (si vous en avez plusieurs) pour faire une activité qui vous plaisent à tous les deux, sans téléphone, sans ordinateur, sans tablette…

Renforcement positif: focalisez votre attention uniquement vers toutes les choses positive chez votre enfant. Soulignez les efforts qu’il fait plutôt que les résultats.

désirs

ATTENTION AUX DÉSIRS !!!

Après avoir évoqué les besoins, parlons des désirs.

Un désir est créé à partir d’un manque non comblé mais ne met pas en danger l’équilibre physiologique ou psychique de l’enfant.

Dans notre société, les désirs prennent de plus en plus de place et nous pouvons les confondre avec les réels besoins.

EH oui, cela ressemble au besoin mais quand même, ce n’est pas la même chose !!!

Évidemment tous les deux sont créés à partir d’un manque sauf que le besoin est quelque chose d’essentiel et le désir peut être qualifié de superflu. Par exemple, quand l’enfant a faim, il a besoin de manger mais lorsqu’il demande du chocolat, on est plutôt du côté d’un désir.

Les parents ne sont pas là pour répondre à tous leurs désirs !!! contrairement aux besoins…

Surtout que nos chers enfants peuvent avoir des désirs à profusion et plus extravagants les uns que les autres. Il est, cependant, indispensable que votre enfant ait des désirs car c’est le moteur de l’existence, c’est ce qui pousse à la créativité.

Parfois, ce qu’ils nous demandent n’est pas réalisable, comme faire un voyage sur la lune, quand ce n’est pas le bon moment ou bien encore sa demande ne nous convient pas. Discutez avec votre enfant et montrez-lui que les choses qu’il désire ne sont pas toujours accessibles et pas forcément nécessaires. S’il proteste, n’ayez pas peur de vous montrer ferme et de vous opposer à ses demandes, après avoir lui avoir expliqué les raisons de votre refus.

Le risque de répondre à tous ses désirs est de déclencher une difficulté dans l’acceptation des frustrations. Et lui dire « non », c’est lui poser des limites structurantes qui le sécurisent, et la sécurité est un besoin. Par ailleurs, l’enfant apprend ainsi à retarder la satisfaction de son désir et cela lui apprend aussi à attendre et à persévérer. Ce qui lui sera utile pour les apprentissages scolaires, entre autres.

C’est un apprentissage parfois long et douloureux 

pour l’enfant de réaliser qu’il ne peut avoir satisfaction à toutes ses demandes. Il me semble important de l’aider à distinguer les deux, afin qu’il ne reste pas dans une illusion que le tout le monde est là pour répondre à ses exigences. Certains enfants ont un seuil de frustration très bas car ils sont habitués à ce que l’adulte réponde immédiatement à ses requêtes et ils peuvent vivre le refus comme quelque chose d’agressif. On peut expliquer à l’enfant que le refus n’est pas pour lui mais pour sa demande, qui nous apparaît comme non vitale.

Cela n’empêche pas, évidemment, de satisfaire certains de ses désirs sans mettre en péril sa santé psychique, à partir du moment où vous l’avez décidé.

Essayez de comprendre ce qui se cache derrière ce désir qu’il vous adresse :

Est-ce une manière d’attirer votre attention pour lui accorder un petit moment ? Est-ce un moyen de vous tester dans notre positionnement face à une demande non accessible? Ou juste un besoin de rêver ? Parfois en répondant trop vite et en comblant son souhait, nous nous rendons compte qu’il se désintéresse très vite du nouveau jouet ou que finalement le nouveau jean n’a pas une jolie couleur…Réfléchissez avant de répondre favorablement à sa demande au risque de répondre à côté.

En revanche, même s’il n’est pas souhaitable de répondre à tous ses désirs, il est important qu’ils soient entendus et reconnus.

Nous, parents, avons plutôt tendance à disqualifier son désir. En effet, nous répondons instinctivement un « tu n’en as pas vraiment besoin de ce jean » ou un « tu as déjà pleins de jouets à la maison ». Mais si nous pouvons écouter ce qu’il nous dit par un «je vois que tu as envie d’un nouveau jouet, seulement, il n’y a plus de place dans ta chambre donc ce sera pour une autre fois », votre enfant se sentira important, compris, même si vous n’accédez pas à sa demande.

Ce sentiment a plus d’importance que n’importe quel jouet et il fait partie de ses besoins (attention, respect, être compris).

S’il se sent compris, cela sera plus facile pour lui d’accepter le « non » et d’intégrer les frustrations.

« Le propre d’un besoin est d’être satisfait alors que celui d’un désir est d’être surtout respecté, entendu mais pas nécessairement comblé » Jacques Salomé

Besoins

LES BESOINS DE L’ENFANT 

Chaque enfant est différent, ça c’est une certitude !!!

Cependant, une chose commune à tous, ce sont les besoins. Ça c’est la base à savoir si on veut mieux connaître nos enfants.

Eh oui ! Tous ces petits chérubins ont des besoins qu’il est nécessaire de satisfaire, dans la mesure du possible, afin qu’ils aient un bon développement physiologique, psychologique et qu’ils construisent une personnalité harmonieuse.

Rassurez-vous !  Il n’est pas nécessaire que tout se passe parfaitement bien, mais que l’environnement leurs offre des conditions suffisamment bonnes pour répondre à leurs besoins.

Pour définir un besoin, on peut dire qu’il naît d’un sentiment de manque ou de privation d’un élément. Ce dernier est nécessaire au bon fonctionnement matériel ou moral d’un être humain.

 

JE VOUS PROPOSE DE PARCOURIR L’ENSEMBLE LES BESOINS DE VOTRE(VOS) ENFANT(S) :

 Besoins d’ordre physiologique et moteur :

Le besoin de sommeil varie en fonction des enfants et de leur âge. Toutefois, il est important de respecter chaque rythme, au risque de générer non seulement des problèmes de comportement, d’attention mais aussi un trouble de la croissance.

Manger et boire suffisamment est également nécessaire à l’enfant pour son bon développement.

Une bonne hygiène corporelle assure à l’enfant une bonne santé et un confort dans son corps.

Les enfants ont besoin de bouger, de faire travailler leurs muscles, besoin d’intégrer de nouvelles sensations, de s’approprier leur corps, prendre conscience des possibilités de leur corps et explorer son environnement.

Besoins d’ordre psychologique et social :

Besoin d’amour inconditionnel et d’attachement : lorsqu’il est nourrisson, l’enfant tisse un lien privilégié avec la personne qui va prendre soin de lui au quotidien. Sans ce lien, il ne peut survivre. Au-delà de ça, il a besoin d’être aimé de manière inconditionnelle, pour ce qu’il est. C’est la chaleur et la tendresse dont il va être entouré qui va lui procurer un bien être.

Besoin de sécurité et stabilité : la sécurité intérieure s’acquiert grâce à des limites données aux enfants à travers un cadre stable et cohérent (horaires fixes, routines, ambiance sereine). C’est la qualité de l’attachement qui permettra à l’enfant de se sentir en sécurité pour aller explorer le monde.

Besoin du libre arbitre : l’enfant a besoin d’avoir le sentiment qu’il peut avoir une influence sur ce qui le concerne, d’avoir l’impression de pouvoir décider, de choisir même si c’est entre deux ou trois propositions.

 Besoin social et d’appartenance : l’enfant doit avoir la possibilité de pouvoir entrer en relation avec les autres, de communiquer et de partager des expériences. Le fait d’appartenir à un groupe lui permet de confirmer son utilité dans un groupe et d’y avoir sa place, que ce soit dans sa famille, dans sa classe ou dans la société.

Besoin d’attention et de respect : d’exprimer et d’être écouté dans ses émotions montre à l’enfant que l’adulte lui témoigne une attention particulaire et que son bien être est important.

Besoin de reconnaissance et de valorisation : l’enfant a besoin de se sentir soutenu et encouragé dans ce qu’il entreprend. La valorisation de ses progrès doit lui faire sentir que vous êtes fier de lui.

Besoin d’autonomie : il est important pour l’enfant de faire ses propres découvertes tout en étant soutenu et encouragé par l’adulte. Ce qui veut dire d’éviter de faire à sa place et lui permettre des maladresses et de se tromper (si cela ne porte pas à conséquence pour sa sécurité ou celle de quelqu’un d’autre bien sûr). L’enfant en a besoin pour développer ses compétences et sa confiance en lui car le fait de réussir tout seul le valorise. Ce processus d’acquisition de l’autonomie se fait progressivement et un réajustement de l’adulte est nécessaire continuellement.

Besoins de stimulation cognitive :

Besoin de stimulation intellectuelle : l’enfant a besoin de faire fonctionner son cerveau, de réfléchir par lui-même, de raisonner sur des situations problèmes et de les expérimenter.

Besoin de jouer et de rêver : pour fabriquer des images dans sa tête et les apprivoiser. Les jeux d’imitations, de créations lui permettent de développer des compétences et en même temps de prendre du plaisir. Il fait l’expérience de ses émotions et apprend à les apprivoiser.

Mais attention !

Vous n’êtes pas à son entière disposition…

Satisfaire les besoins de votre enfant ne veut pas dire qu’il faut mettre les vôtres sous silence. Vous devez également prendre conscience de vos besoins et y répondre. Il est important de transmettre à votre enfant que vous aussi vous avez des besoins. Il apprendra progressivement à les respecter tout comme vous pouvez  tenir compte des siens.

Sachez que combler les besoins de votre enfant peut vous éviter des comportements dérangeants ou inappropriés de leur part,

Et cela change la vie croyez-moi !!!

règles

COMMENT ETABLIR DES REGLES A LA MAISON ?

Qu’y a-t-il de plus important pour nos enfants aujourd’hui ?

De quoi a-t-il le plus besoin ?

La majorité d’entre nous répondrait de l’amour bien sûr. Sauf que voilà l’enfant ne se construit pas qu’à travers l’amour. Ce n’est pas le seul critère à prendre en compte, l’éducation a toute sa place dans la construction de l’enfant.

Certains parents pourraient penser que l’enfant qui fait ce qu’il veut, quand il veut et comme il veut avec, comme objectif de ne jamais connaitre la frustration, serait un enfant heureux. Mais en fait il n’en est rien. Malgré les bénéfices de ce comportement, un enfant à qui tout est permis est un enfant angoissé.

L’enfant est animé par des pulsions qu’il cherche à satisfaire. C’est ce que les psys nomment le « principe de plaisir » : il recherche ce qui lui procure du plaisir sans se soucier des autres. Il se voit comme le centre du monde. Le rôle des parents est donc de faire en sorte que l’enfant puisse intégrer des règles qui lui permettront la vie en société et le sortir de cet égocentrisme, c’est le « principe de réalité ». L’enfant doit apprendre à différer ses pulsions et les règles permettent de border les actes de l’enfant. Cela permet de transmettre nos valeurs, nos attentes et enseigner à l’enfant comment il doit se comporter.

Voici 10 petites astuces pour vous aider à établir des règles :

1) Faites le point avec votre conjoint(e) afin d’établir un consensus sur les attentes que vous souhaitez demander à vos enfants. Dans le cas contraire, cela peut amener des contestations de la part vos enfants et installer des tensions dans le couple. Par ailleurs, lorsque chacun est dans des exigences différentes vis-à-vis des enfants cela crée des confusions chez eux et ne facilite pas l’obéissance.

2) Clarifiez vos attentes en fonction de ce qui est important pour vous. On a parfois l’impression que les enfants connaissent les règles et les ont toujours en tête mais ce n’est pas toujours vrai, Il faut être clair et concret. Par exemple au lieu de dire « sois sage » on peut dire« je voudrais que tu arrêtes de sauter partout ». Utilisez des tournures positives. Par exemple : « quand on mange, on s’assoit sur sa chaise ».

3) Adressez-vous à vos enfants face à eux, en les regardant et en vous mettant à leur hauteur. Ne les habituez pas à répéter plusieurs fois et agissez. N’attendez pas d’être excédée et donner des punitions excessives ou disproportionnées.

4) Prévoyez à l’avance des conséquences logiques si votre enfant n’obéit pas aux règles. Elles devront être en lien avec la règle non respectée. Par exemple s’il est désagréable, il ira se  coucher plus tôt ou restera dans sa chambre. L’idée est de lui apprendre quelque chose et pas de lui faire mal ou de l’humilier.

5) Les 4 « C » pour établir des règles. Elles devront être :

Claires : la règle doit être assez simple pour être compréhensible de votre enfant.

Concrètes : lui montrer ce qu’on attend de lui (positif).

Constantes : la règle ne doit pas changer suivant l’humeur ou la fatigue du parent, elle doit être appliquée toujours de la même façon.

Cohérentes : tous les enfants et adultes doivent être soumis aux mêmes règles suivant l’âge.

6) Laissez votre enfant exprimer l’émotion qu’il est en train de ressentir. Quand vous avez décidé de refuser quelque chose, vous devez vous y tenir. Cependant, l’enfant a le droit d’éprouver telle ou telle émotion même si c’est difficile à supporter. Essayez de verbaliser ses émottions tout en lui disant que ce qu’il demande n’est pas possible.

7) Soyez déterminé et utilisez un ton ferme lorsque vous demandez quelque chose à l’enfant. L’enfant est très sensible à la manière dont on lui parle. Plus vous serez convaincu de ce que vous demandez et plus il va y prêter attention. S’il sent le moindre doute, il y a des chances pour qu’il n’obéisse pas.

8) Lorsque c’est possible, donnez le choix à votre enfant : « veux-tu prendre un bain ou une douche ? » ou « veux-tu commencer par ranger les voitures rouges ou les bleus ? »

9) Passez du temps de qualité avec chacun de vos enfants (en dehors des activités scolaires). Choisissez une activité en fonction des centres d’intérêt de chacun. C’est un moment dédié à votre enfant donc pas d’écran et pas de travail, juste votre enfant et vous. C’est un bon moment pour bavarder avec lui mais attention ce n’est pas le moment d’avoir une explication avec lui sur sa récente bêtise ou sur son bulletin de note.

10) En tant que parent vous êtes une référence pour votre enfant. Ne lui imposez pas une règle que vous ne pourrez pas suivre vous-même.