Le coucher

Il ne veut pas dormir, encore !

On s’imagine parfois que l’enfant peut s’endormir sur commande comme nous l’avons décidé.

Alors il y a ceux pour qui ça marche et ça c’est super !

Et puis il y a les autres…

Pour ceux-là, je vous propose de parcourir différentes choses.

Tout d’abord, pour ceux d’entre vous qui n’ont pas encore mis en place des rituels, ça peut être un repère pour préparer l’enfant vers le coucher. Ça peut être le bain puis le dîner, une histoire, le pipi, le pyjama etc. Plus l’enfant sera jeune et plus le déroulement devra être le même. Puis quand il sera plus grand il pourra choisir l’ordre avec une certaine cohérence bien sûre.

Attention au coucher trop long

car s’il devient excitant, il sera plus difficile pour l’enfant d’aller se coucher. S’il y a trop de corps à corps idem.

Cela peut aussi envoyer le message à l’enfant que le coucher ne se fera jamais et maman ou papa restera là toute la nuit ; la séparation devient alors difficile.

Parfois même avec un rituel ça ne suffit pas…

Souvent les parents pensent qu’il y a une heure bien précise pour coucher leur enfant. On oublie que l’enfant a un rythme biologique et qu’il n’entre pas dans le sommeil à n’importe quel moment. Je vous propose donc de repérer les signes annonciateurs. De plus, chaque enfant a ses propres signes et son propre rythme. Cela peut être un bâillement, se frotter les yeux, se frotter le lobe de l’oreille, tourner une mèche de cheveux, toucher son visage, l’arcade sourcilière ou contour des yeux rouges (pour un teint clair) etc.

Parfois le rituel et le respect du rythme ne suffit pas…

On va s’intéresser alors à ce qu’il a vécu dans la journée. Y a-t-il un événement particulier en ce moment dans la famille ? Un stress important ? Ou est-ce que l’enfant vient d’acquérir quelque chose de nouveau ? Chaque acquisition va rendre plus difficile le sommeil surtout pour les réveils la nuit.

L’autre chose à regarder est le temps passé dans la journée avec ses parents.  Si l’enfant n’a pas vu ses parents suffisamment dans la journée ou si le matin tout va vite, (par exemple : on lui dit souvent « dépêche-toi ») la séparation va être plus difficile le soir. La qualité de présence du parent à l’enfant pendant la journée et la qualité du temps dédié à l’enfant le soir va être prépondérante sur le moment du coucher.

Une chose importante : faites-vous confiance !

Si vous êtes dans le doute d’être en capacité de coucher votre enfant, il va le ressentir et cela va jouer dans la qualité de la séparation au moment de faire dodo.

La confiance que vous attribué à votre enfant de s’endormir tout seul est également important.

Si L’enfant perçoit que vous êtes tendue, il ne se sentira pas en confiance et rassuré pour aller se coucher.

Lâchez prise : arrêtez de vouloir que les choses se passent telle que vous l’aviez prévu, que vous avez décidé. Acceptez que pour l’instant votre enfant n’arrive pas à se coucher en 10 minutes.

Cela viendra d’autant plus rapidement que vous arrêterez de mettre de la pression.

 

 

 

 

 

 

Le coin

Mettre son enfant au coin ?

On s’imagine que le coin est une bonne chose. Mais es-ce vraiment le cas ?

En fait cela ne fait qu’augmenter le ressentiment et l’envie de se venger et ils ont tendance à tomber en mode provocation. On se retrouve en rapport de force. Si on leur demande s’ils ont compris, ils disent oui et 2 minutes plus tard ils recommencent.

Alors cherchez l’erreur ??

Le retrait ne devrait pas servir de punition, ni de conséquence surtout si l’enfant est en colère. Quand nous nous sommes en colère, es-ce qu’on va au coin pour comprendre ? On va plutôt faire quelque chose qui nous fait du bien (une bonne marche, un bon bain, ou rester dans sa chambre pour lire un bon bouquin)

Ce serait important d’apprendre aux enfants de se faire du bien quand ça ne va pas (pas les jeux vidéo). Idéalement on pourrait leur apprendre à se retirer avant d’exploser ou pourrait demander à chacun de nos enfants qu’es ce qui lui fait du bien quand ça va quand il est sur le point d’exploser, quand il est en train de bouillir ; qu’es-ce qui l’apaise ? ça peut être aller dans la pièce de jeu pour jouer et s’apaiser, ça peut être écouter de la musique et danser et dépenser son Energie pour ensuite s’apaiser, ça peut être sortir dans le jardin pour prendre l’air et pourquoi pas courir, ça peut être sur le canapé du salon avec son doudou.

L’objectif du retrait devrait être de trouver quelque chose qui va lui servir à se ressourcer. C’est-à-dire apprendre à son enfant que quand il est en colère contre quelqu’un, ne pas rester là à alimenter sa colère. Mais faire quelque chose qui te fait du bien et quand tu seras plus calme reviens régler la situation. Trouver un endroit de retrait qui leur fait du bien : cabane avec des coussins, des doudous

Toutefois, si votre enfant a lancé un objet ou taper quelqu’un ou insulté un parent, il sera nécessaire qu’il y ait une conséquence éducative : s’il a lancer un jouet, il peut lui être confisqué, s’il a frappé il faudra trouver une réparation (excuses) ou s’il a insulter il faudra peut être annuler quelque chose qui lui fera plaisir…pour les enfants en dessous de 4 ans, ils sont tellement déborder par leurs émotions qu’il faudra sans doute l’accompagner dans la traversée de cette émotion.

Apprendre aux enfants quelque chose qui les aide plutôt qui les humilient.

Sommeil

A quoi sert le sommeil ?

Rôle physiologique : il va réparer le corps et l’hormone de croissance est synthétisée

Rôle psychologique : la mémoire à long terme des informations et apprentissages. Il résout les conflits psychiques auxquels l’enfant est confronté et permet l’intégration des repères fondamentaux au niveau de l’espace et du temps. Il permet aussi un bon développement du langage. Bébé intègre et mémorise des sensations de la douleur et du plaisir pour les assimiler et les relier entre elles pour comprendre ce qu’il vit. Par ex le fait que maman s’absente et qu’elle va revenir demande plusieurs mois d’apprentissage en lien avec jour / nuit,  en lien avec le sentiment d’exister par lui-même. Les mots prennent du sens seulement si cette permanence est établie.

  • Intérêt de l’enfant :
  • Respect du rythme de l’enfant par rapport au temps de sommeil (régularité, nombre d’heure, train du sommeil)
  • Limites claires des espaces de chacun. Il ne peut pas tout faire. Plus il sera fatigué plus il aura du mal à trouver du sommeil
  • Enfant fatigué = enfant non concentré

Quand rien ne va plus c’est qu’il est temps de redéfinir es limites à poser pour les parents et les enfants →signal d’alarme

Parfois, c’est juste que l’enfant perd ses repères et son rythme de sommeil à un moment donné et ça a tout désorganisé. L’enfant préfère le confort du contact avec le parent plutôt que le sommeil qui est devenu une contrainte. L’enfant peut désapprendre à s’endormir seul, ou ne jamais apprendre. C’est l’hésitation des parents qui est au commencement : angoisse, caprice, souffrance ?

Le sommeil possède une grande  flexibilité c’est à dire une réactivité à l’environnement et au climat affectif (bruit, maladie, troubles divers, évènement familial…. → s’ il se dérègle vite il peut aussi retrouver son équilibre.

 

Les conséquences sur les apprentissages ultérieurs (parole), manque d’autonomie ; dépendance affective dans leur relations ultérieures ; anxiété mal gérée.

Parfois ce sont les parents qui les empêchent de s’endormir.

 

  • Insomnie du 1er semestre ; lié à un climat familial perturbé

Entre 6 mois et 1 an ; lié à l’excitation des découvertes motrices

Vers 8/9 mois ; bébé commence à avoir une conscience de lui et sensible aux séparations d’avec la mère d’où l’importance des rituels pour se séparer en douceur mais aussi pour avoir des repères qu’il va s’approprier.

Pourquoi refuse-il  de se coucher?

◊ Tester vos limites

◊ Il est Jaloux du temps que vous passez avec votre conjoint sans lui

◊ Anxiété/ à la solitude, se retrouver seul

◊ Peut-être a moins besoin de sommeil

◊ Il attend une des parents qui n’est pas rentré

∆   Attention à ne pas empêcher les manifestations émotionnelles de l’enfant

Lorsqu’on entre dans le jeu de « on vérifie ensemble »,  on empêche l’enfant de maîtriser son environnement, il devient dépendant pour dormir. Il a peur de dormir car il n’est pas autonome.

On ne peut pas protéger son enfant d’une peur qui n’est pas réelle. On peut lui apprendre à gérer son imaginaire. On peut lui apprendre à se rendormir tout seul.

Les peurs et les cauchemars ne viennent pas de l’extérieur mais de l’intérieur, de son psychisme. Il les produit seul pour résoudre des conflits internes pour grandir. En voulant empêcher ça les parents s’opposent inconsciemment à son évolution. Cela fait parti du developpement normal de l’enfant.

La nuit : moment de repli, dans le silence et l’obscurité et la solitude ; on entend battre son cœur et on repense à la journée →régression psychique qui libère les fantasmes.

S’abandonner au sommeil et ne plus rien contrôler peut réactiver des angoisses.Cela renvoie aux séparations que vit l’enfant (sommeil, le sevrage) comme toute prise d’autonomie d’un enfant qui grandit.

 

rage ou colère

 

Colère ou décharge ?

 

Qui n’a jamais eu son enfant qui fait une crise ? Crier, Hurler, se rouler par terre ?

On pense souvent que l’enfant « fait sa colère »…

Quand l’enfant est sous stress (facteurs de stress : entrée à l’école, naissance d’un petit frère, déménagement), il se sent mal à l’intérieur, il se met sous une tension extrême et dès qu’il y a le moindre déclencheur à l’extérieur, il va éclater en crise de stress.

Attention à ne pas se tromper avec « une colère » !

C’est un mécanisme physiologique. Du cortisol est sécrété dans son corps, l’hormone de stress. L’enfant accumule un trop plein de tension à l’intérieur et il faut que ça sorte. Contrairement à une colère ou c’est plus franc et l’enfant s’affirme, la rage est liée au stress. Cela se manifeste par l’enfant qui se débat dans tous les sens.

Certains enfant naissent avec une sensibilité particulière certains sont plus calme et d’autre plu excitables, c’est une question d vulnérabilité psychique. Si le parent accompagne, accueille, aide à réguler son stress étant petit quand il fait des grosses crises, lorsqu’il sera ado et adulte il aura davantage de capacités à gérer sont stress et fera moins de crises. Alors que punissions, isolement, cries  n’apprennent pas à l’enfant de réguler son stress et à l’âge adulte, il répondra par une crise de stress envers son propre enfant.

Avoir un lieu des moments ou l’enfant peut décharger sa tension : courir dans le jardin, monter aux arbres de manière sécurisé, trampoline, taper des pieds, bataille de polochon, bataille de chatouilles… Vous pouvez délimiter un coin ou l’enfant peut jeter, déverser sa colère.

La crise au supermarché : L’enfant est submerger par trop de stimulis visuel auditif émotionnel (papa ou maman ne sont pas trop disponible) les sens de l’enfant sont saturés.

Donc le cerveau de l’enfant est en effervescence, c’est ce qu’on appelle le stress qui envahi le cerveau. L’enfant essaye de se raccrocher à quelque chose dans le supermarché. Dès qu’il y a un élément déclencheur , la crise éclate. L’enfant ne maîtrise plus rien, il pleure, hurle, se roule par terre, il est complètement désorganisé :  c’est une tempête émotionnelle qui s’abat sur lui.

Le piège, c’est de croire que l’enfant est en colère parce qu’on lui a refusé quelque chose ;  enfin il fait une colère pour pas grand-chose quoi ! donc il se met lui aussi en colère après l’enfant, ce qui augmente la crise de l’enfant qui était déjà désemparer par ce tsunami qui le déborde.

Face aux regards des autres , n’oubliez pas que c’est votre enfant qui est prioritaire. Votre rôle est de l’aider à réguler son stress et peu importe ce que pense les autres (famille, amis y compris). Il a besoin d’être rassemblé psychiquement et ce sont les parents qui peuvent l’aider à faire ça.

Que faut-il faire ?

  • Besoin d’être contenu dans les bras ou à défaut juste un contact physique
  • Empêchez-le de vous faire mal
  • S’il ne se laisse pas faire, restez à côté de lui. Dès qu’il se calme, lui tendre les bras

Objectif : lui faire intégrer un sentiment  de sécurité qui lui permettra de diminuer l’intensité de la colère

Message à l’enfant : tu es en colère mais je continue à t’aimer

L’idée de l’aider à traverser cette crise et de l’apprivoiser

Donc vous l’avez compris la meilleur chose à faire est d’éviter de l’emmener dans les supermarchés.

Quand vous ne pouvez pas faire autrement, vous pouvez donner une tâche à l’enfant pour éviter la surcharge de stimuli et diriger son attention vers quelque chose en particulier.

 

Colère

Mon enfant fait une colère, comment faire ?

 

La colère est une émotion

déclenchée par des éléments extérieurs, une réaction physiologique de l’organisme en réponse à une sollicitation spécifique.

Elle s’ancre dans le corps : 

Le cœur qui s’accélère, sensation de chaud, rougeurs des joues, sourcils froncés, mâchoires serrées, énergie dans les bras et les jambes, envie de taper, on se penche en avant.

L’objectif de la colère est de rétablir un équilibre suite à un élément déclencheur.

C’est la tentative de l’enfant à gérer le malaise qu’il ressent dans son corps, signe d’une difficulté à tolérer la frustration. L’enfant qui insiste par exemple pour avoir une autre glace, il crie, il pleure car sa frustration est telle que l’enfant se laisse submerger involontairement par l’émotion de la colère. Il est envahi par une forte énergie qu’il a besoin de décharger par le corps.

C’est pour ça qu’il va taper des pieds, crier, pleurer…etc. Les plus grands vont plutôt passer  par des mots blessants comme « t’es méchante » ou « j’t’aime plus ». Dur dur pour notre petit cœur de maman !!!

Lorsqu’il ne peut avoir quelque chose, la colère va lui permettre de se reconstruire et d’accepter cette frustration et cela se fait de manière bruyante et éprouvante pour nous les parents parfois fatigués de notre journée de travail !

Cependant, il faut savoir que la colère est structurante pour l’enfant.

Elle est au service de l’identité : affirmation de soi face à l’autre. Il est important pour chaque enfant qu’il puisse sentir ses propres besoins et ne plus dépendre des adultes pour savoir ce dont il a besoin ou envie. En grandissant, il n’est plus le prolongement de la mère et prend conscience qu’il est un être à part entière.

On peut donc dire que la colère est saine à condition qu’elle puisse être contenue.

Elle pourra l’être tout d’abord avec les mots des parents et ensuite avec les siens. Tant que l’enfant est jeune son cerveau est encore immature et il ne peut réguler seul ses émotions. Au fur et à mesure que la maturation du cerveau avance et que l’adulte l’accompagne dans la verbalisation de ses émotions, il va pouvoir dire avec ses propres mots ce qu’il ressent. Il pourra davantage prendre du recul, analyse et donner un sens à tout ce qu’il ressent.

L’enfant n’a pas toujours que ses envies soient satisfaites mais juste qu’elles soient reconnues et ses émotions entendues.

Concrètement comment faire ?

Quand la colère est là : L’enfant est envahi par une immense énergie et elle doit trouver une issue.

  • Attendre que « l’orage » passe
  • Essayer de rester avec l’enfant
  • Si possible, contact physique
  • Envelopper l’enfant dans ses bras, le bercer et lui parler doucement
  • Verbaliser ce qui se passe en lui :

                 « Tu es en colère parce que…

                 « Je comprends que tu sois en colère…

                  « C’est pas facile de ne pas avoir quelque chose qu’on voudrait…

L’idée est de faire preuve d’empathie : comprendre le point de vue de l’enfant. La colère a besoin d’être entendue et reconnue.

« C’est vrai que c’est injuste…

« C’est dur d’accepter ça…

«  Tu es furieux parce que tu avais envie de …

Ça ne veut pas dire qu’il faut céder ou tout accepter :

« Même si tu es en colère tu ne peux pas taper, lancer, mordre…

Si Le respect des désirs et des besoins de l’enfant sont accueillis (pas forcément satisfaits), il se sentira accepté et intègrera un sentiment sécurité si nécessaire à sa vie future. Même si les colères sont une étape nécessaire pour grandir, elles dureront moins longtemps.

Le câlin reste l’outil magique pour calmer à la fois l’enfant et le parent, après avoir déchargé un peu, et on peut lui parler de manière apaisée.

On peut lui enseigner, dans des moments calmes à taper des pieds quand on est en colère, et à souffler pour calmer son rythme cardiaque. On lui montre l’exemple en soufflant nous aussi quand on est énervé au lieu de crier et de jurer.

Et oui ! Le parent reste le model privilégier de son enfant.

 

 

 

Devoirs

Les devoirs

C’est souvent la galère du soir…

Après une journée de travail, ce n’est pas fini, il faut se mettre aux devoirs avec son ou ses enfants.

On a tous à cœur que son enfant fasse bien ses devoirs surtout que la maîtresse le dit bien « les devoirs, c’est important ! »

Alors, comment faire ?

Tout d’abord pour commencer dans de bonnes conditions, on peut laisser l’enfant prendre un moment de détente avant qu’il se remette aux activités scolaires après l’école. Ça peut être une activité « défouloir » pour s’aérer la tête, se dégourdir les jambes, décharger l’énergie, tensions accumulées et contenues au cours de sa journée. C’est un moment où il peut raconter sa journée s’il en a envie. Si vous avez plusieurs enfants, pensez au bâton de parole.

Puis un retour au calme avec une musique calme, relaxation.

Eviter de reproduire l’ambiance de l’école. Il peut préférer se concentrer davantage avec une musique ou avec du monde autour de lui. Il peut aussi lire ou réviser allongé sur le ventre, un tapis ou assis sur le canapé. On peut écrire assis sur le lit contre le mur pour avoir le dos droit et un support rigide ou à genoux sur une table basse.

Vous l’aurez compris, pour les plus réfractaires aux devoirs, il s’agit de leur accorder une certaine souplesse.

L’autre élément à savoir est que Le rôle des parents n’est pas de se substituer aux enseignants mais de d’aider votre enfant à acquérir des mécanismes de réflexion : anticiper, planifier, le sens de l’argumentation, l’esprit de synthèse. Il peut être intéressant d’aller la théorie (vécue à l’école) et la pratique (vécue par l’enfant)

Donc une certaine autonomie est nécessaire : équilibre entre être présent mais ne pas l’envahir, entre fermeté et créer une atmosphère détendue. L’idée est d’être disponible mais pas intrusif, c’est un juste milieu entre un détachement par rapport à ces fameux devoirs et une attention.

Laissez-le choisir de l’endroit et si possible du moment (pour l’enfant qui veut décider).

On laisse l’enfant s’organiser tout d’abord seul. S’il a du mal, faire une routine affichée. En primaire, il a besoin d’un cadre pour lui transmettre une méthode de travail en s’éloignant au fur et à mesure des années.  A partir du CE2 l’enfant doit être autonome. Au collège, il doit être seul pour faire ses devoirs et vous sollicité si besoin. Le travail doit être néanmoins vérifié s’il a été bien réalisé.

A être trop sur l’enfant pour les devoirs on lui envoie le message qu’il ne peut pas s’en sortir sans nous. Cela suppose qu’on accepte que l’enfant va peut-être arrêter de les faire …

Cela suppose aussi accepter de se confronter au regarde la société, et de l’école, en n’étant pas le parent « modèle » qui fait faire ses devoirs à ses enfants. On prend le risque de devenir le parent « démissionnaire » aux yeux des autres qui laisse faire à son enfant ce qu’il veut.

Et là bonjour la culpabilité face au jugement des autres !

Faire ses devoirs avec un copain est parfois plus stimulant.

Attention aux devoirs à rallonge. Il faut savoir que la concentration à 6 ans est 15/20 mn.

Voici quelques notions pour vous donner une idée de temps à passer pour les devoirs : en CP : 15 mn, en CE1-CE2 : 20mn, CM1-CM2 : 30 mn et au Collège : 1h.

Un autre élément à prendre en compte est :

                                                                              No Stress

Les cris et l’énervement ne sont pas constructifs et peuvent créer un blocage. Il est important de créer du plaisir à apprendre. Relativisez : l’anxiété liée aux résultats scolaires peut avoir des effets dévastateurs, nocifs. L’enfant ne doit pas sentir trop de pression sur lui. Parfois on projette nos propres souvenirs de l’école.

Lâcher du lest si ce n’est pas le bon moment de concentration.

On peut passer le relais : autre parent, grands-parents, voisin étudiant…

S’il y a blocage, essayez de trouver l’origine avec une aide extérieure.

Les devoirs ne doivent pas devenir l’enjeu d’un conflit de pouvoir ou le parent veut absolument que l’enfant travaille et ou l’enfant résiste pour exprimer son indépendance « les devoirs sont de ta responsabilité, à toi de voir si tu préfères assumer la conséquence derrière les devoirs non réalisés ».

Le lien avec enseignant est parfois une très bonne ressource. La rencontre permet un dialogue et une cohérence dans les demandes de l’école et des parents. Il est parfois nécessaire d’éclaircir ce qu’attend l’enseignant de l’enfant et des parents.

Ne contestez pas le système scolaire et ne parlez pas des reproches que vous avez à faire à la maîtresse devant l’enfant. Cela peut l’encourager ne pas faire ses devoirs comme s’il aurait une permission implicite du parent. Créer un conflit de loyauté entre maîtresse et parents.

Que faire s’il refuse les devoirs ?

Peut être est-ce un blocage dû à une trop grande sévérité à cause d’une mauvaise note ou exercice qu’il n’avait pas fait ?

  • S’assurer qu’il comprend bien ce qu’on lui demande
  • Il ne comprend pas l’intérêt des devoirs : lui expliquer que ça permet de vérifier qu’il a compris sa leçon et c’est pour s’entrainer et pour apprendre à organiser son temps
  • Il veut attirer votre attention : proposer une activité avec vous dès que les devoirs seront finis.

 

Emotion

Qu’es ce qu’une émotion?

Ah les émotions !!!

C’est toujours une notion qui fait un peu peur…c’est sans doute parce que ce n’est pas quelque chose de rationnel et on préfère donc privilégier la raison et l’intellect.

En apprenant à les connaitre, à savoir d’où elles viennent on pourra, c’est sûr, mieux les apprivoiser pour un meilleur équilibre intérieur.

La société, notre éducation nous ont appris à ne pas les écouter ni les exprimer mais je vous invite à les comprendre un peu mieux et alors peut être que vous pourrez prendre conscience de certaines choses qui pourrons vous aider ainsi que vos enfants.

Il faut savoir tout d’abord que les émotions ne sont pas dangereuses, c’est la manière de les exprimer qui peut l’être.

Une émotion est tout d’abord une réaction physiologique spécifique d’adaptation du corps. Elle permet de nous adapter à chaque situation. À la base, l’objectif était la survie des êtres humains. Elle n’est ni bien ni mal, c’est juste une information sur ce que vit le sujet, voir un signal d’alerte. Elle nous guide dans nos actions, nos choix et elles préparent l’organisme à réagir face aux stimulations de notre environnement. Par exemple, imaginons que vous marchez dans la forêt et vous entendez un bruit. Vous ressentiriez peut être  de la peur et l’information « danger » serait véhiculée vers le système nerveux qui mobiliserait l’énergie nécessaire pour réagir face à ce danger.

Toute émotion libère des hormones dans le corps pour réguler l’état interne de manière à ce qu’il soit prêt pour la réaction spécifique. Dans l’exemple ci-dessus une hormone spécifique serait libérée pour permettre au sujet de faire face le plus efficacement possible.

Comment se manifeste-elle?

Toute émotion est soumise à 4 phases bien spécifiques :

  • Phase est celle de la charge : le corps est alerté par un évènement extérieur comme par exemple un danger
  • Phase de tension : mobilisation du corps de l’énergie nécessaire pour l’action
  • Phase de décharge : permet la libération de l’énergie accumulée. Elle se traduit par une action comme pleurer, crier, parler, taper…
  • Phase de récupération : c’est le retour au calme, le corps retrouve son équilibre initial.

 

Un exemple :

Marie (5 ans) prend le jouet de Jules (3 ans) : c’est la première phase dans la manifestation de l’émotion. Dans la deuxième, Toute la tension s’accumule dans le corps de Jules afin de réagir face à cet évènement. Pour la phase de décharge, il y a plusieurs possibilités : les pleurs, la colère, les coups…ces actions permettrons la décharge de toute la tension accumulée chez Jules. Une fois la décharge effectuée, Jules retrouvera son calme.

 

Là où ça devient compliqué c’est quand la décharge n’est pas possible !!

En effet si l’énergie n’est pas libérée, cela bloque le système émotionnel avec l’accumulation de frustrations.

Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des réactions parfois exagérées ou inappropriées.  Où d’autres fois c’est le corps qui prend le relais avec  des maux de ventre, migraine, du burnt out, dépression, ulcères, maladie de la peau, insomnie…etc.

 

Attention ! Ça ne veut pas dire qu’il faut accepter toute décharge n’importe comment, n’importe quand !!!

L’idée est de ne pas réprimer les émotions des enfants, ni de les laisser tout faire mais  prendre conscience que les émotions sont des messages qu’il faudrait  écouter. Nous pouvons autoriser l’enfant  à éprouver de la colère par exemple en posant des limites à son comportement.

 

Et on peut faire pareil pour soi-même !!!

 

propreté

Comment en finir avec les couches…

Acquisition de la propreté : qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Cela signifie que l’enfant perçoit de lui-même son besoin (sensation d’inconfort),
  • qu’il en a conscience (ce n’est plus un réflexe),
  • qu’il peut se retenir (en contractant ses sphincters),
  • qu’il est capable d’aller tout seul aux toilettes ou sur le pot (ou de demander, s’il est dans un endroit inconnu)
  • puis de relâcher pour se soulager.

A ce moment-là, on peut parler de propreté acquise car il n’y a PAS d’intervention de l’adulte.

 3 Conditions doivent être réunies :

Maturité physiologique : fonctionnement de son corps, il doit être capable de contracter et relâcher ses muscles sphinctériens de manière consciente et volontaire (muscles qui commandent l’ouverture et la fermeture de la vessie et du rectum). Avant 18 mois/2 ans le système nerveux n’est pas suffisamment mature.

Certaines terminaisons nerveuses doivent être achevées. Quelques indices peuvent nous le montrer, comme par exemple, lorsque l’enfant sait monter un escalier seul, en alternant les pieds.

Maturité intellectuelle : l’enfant doit comprendre ce que retenir et relâcher l’urine ou les selles veulent dire et à quel endroit il doit le faire. Il le montre à l’aide du langage, ou dans ses jeux lorsque par exemple il installe une poupée /doudou sur le pot…

Maturité affective : il doit avoir envie de le faire (plus complexe). Cela signe l’acceptation de vouloir grandir, qui est de renoncer aux couches, renoncer aux moments de soins lors des changes avec l’adulte, bref abandonner son état de bébé pour devenir grand. Souvent il se trouve dans l’ambivalence de vouloir être grand et en même temps petit.

Comment faire ?

◊ Choisir le bon moment

 Signes qui montrent qu’il est prêt :

  • La couche st sèche pendant plus de deux heures consécutives
  • Il sait vous dire que sa couche est sale ou mouillée
  • Il veut enlever sa couche
  • Il cherche à imiter l’adulte qui va aux toilettes
  • Il monte et descend l’escalier
  • Il connait les parties de son corps
  • Il montre qu’il a compris qu’il faut faire dans le pot ou les toilettes

 

◊ Préparer le terrain:

  • Lui expliquer que tout le monde va aux toilettes pour faire ses besoins.
  • On peut expliquer comment fonctionne le corps avec un livre (caca prout) ou dessin animée. « Quand tu manges ton corps garde ce qui lui est utile et rejette ce qui ne lui sert à rien ».
  • Acheter le pot avec lui et laissez le choisir.
  • lui montrer comment on s’en sert.
  • Laissez-le apprivoiser le pot mais il doit rester dans un endroit fixe, à l’abri des regards et facilement accessible.
  • Vous pouvez jouet avec lui en plaçant la poupée sur le pot.
  • Il peut observer les plus grands faire dans les toilettes suivant la pudeur des uns et des autres.

 

◊ Dès qu’il est prêt et vous aussi :

  • Enlever les couches et laissez-le en culotte
  • Lui proposer d’aller sur le pot
  • En cas d’accident, le mettre sur le pot pour « finir »
  • Verbaliser ce qui se passe pour lui « tu as envie de faire pipi ?  tu peux faire sur le pot » ; « tu as fait pipi par terre, tu as peut être encore envie tu vas continuer sur le pot »
  • Dès qu’il fait dans le pot ou toilette, il faut le féliciter mais sans outrance (faire des tonnes). Il ne faut pas oublier que c’est un acte naturel, un encouragement suffit « tu as fait pipi sur le pot, tu vois tu grandis »
  • Ce n’est pas pour faire plaisir ou un cadeau
  • Lui proposer de vider dans les toilettes en lui expliquant que ce sont des déchets que son corps a rejeté
  • Il s’entraîne à retenir et lâcher, petit à petit il parviendra à mieux maîtriser son corps
  • Rester à l’affut des signaux qui montrent qu’il a envie ou qu’il a fait et verbaliser ce qui se passe
  • En cas d’accident, le rassurer et l’encourager « tu n’y arrive pas encore mais tu as le temps, tu y arriveras de toute façon. » «  C’est toi qui décide du moment »
  • En cas de succès, compliments descriptifs pour l’enfant « tu as réussi, tu as fait caca comme un grand dans le pot»

 

◊ Pour aider l’enfant, favoriser l’autonomie 

  • Accès au pot ou toilette seul
  • Vêtement qu’il peut mettre seul
  • Jeux
  • Verbalisation des parties de son corps
  • Couche en position debout
  • Couche culotte
  • Geste quotidien seul : se laver les mains, les dents, s’essuyer la bouche

 A éviter:

  • Contraindre l’enfant à rester sur le pot ; l’objectif est de ressentir et percevoir son besoin afin de pouvoir le soulager.
  • Punir ou se fâcher quand il n’y arrive pas « accident ». lorsqu’une pression trop grande pèse sur l’enfant, un réflexe de d’autoprotection se met en place et fait qu’il peut se braquer et refuser complètement de s’y mettre. Cela mène au rapport de force et au conflit, préjudiciable au développement harmonieux de l’enfant.
  • Ne pas lui demander d’attendre quand il a envie. C’est urgent surtout pendant la période d’apprentissage.
  • Ne pas le forcer à vider dans les toilettes. Il peut avoir peur (il considère que ce qu’il lâche dans le pot est une partie de lui).
  • Ne pas lui faire honte en disant « ça sent mauvais, c’est dégoûtant » ne pas lui mettre le nez dedans.
  • Accepter les retours en arrière. Régression à l’approche de l’école par exemple ou absorption dans un jeu.
  • Prudence dans le fait d’accentuer que l’enfant grandit. Pour certains grandir peur faire peur car c’est l’inconnu et donc cela peut générer de l’inquiétude.
  • Le féliciter à outrance car l’enfant pourrait percevoir qu’il y a beaucoup d’enjeu pour vous.
  • Le laisser dans ses vêtements mouillés pour qu’il « apprenne ». sensations désagréable et blocage.

Le mot d’ordre est patience et souplesse : c’est la période du « non » et de l’opposition affective. L’enfant balance entre le désir de retenir ou de les expulser, phase ambivalente tout comme il balance entre l’envie de grandir et de rester petit. Lorsque la demande de l’adulte est trop pressante il peut résister dans la continuité de s’opposer à ce que veut l’adulte.

« Quand tu sera prêt, tu fera sur le pot, c’est toi qui décide ».

L’essentiel est qu’il n’y ai pas d’enjeux affectifs autour de l’acquisition de la propreté.

TEF

TEMPS D’ECHANGE EN FAMILLE

 

Quand Les enfants qui se disputent,

Quand vous rentrez et que c’’est le Bazard dans la maison,

Quand c’est toujours les mêmes qui font les tâches ménagères,

Bref quand vous êtes au bord de la crise de nerf !!!

Pensez au TEF (temps d’échange en famille)

En quoi ça consiste ???

C’est une réunion de famille avec TOUS les membres de manière régulière. Chacun fait une liste de ce qui leur pose problème et on se concentre sur la recherche de solution.

Mais attention personne ne prend le contrôle des TEF ni les parents ni les enfants…

Ce n’est pas un temps de reproche mais un espace libre où chacun peut s’exprimer : petits et grands.

Concrètement comment ça se passe ?

Pour commence on fait un tour de compliments. Chacun adresse un mot agréable aux autres membres de la famille, histoire de détendre l’atmosphère.

Et puis on passe à l’ordre du jour, s’il est établit à l’avance :

Vous pouvez commencer par aborder un problème la première fois. Donc la personne expose en expliquant ce qu’elle ressent et chacun s’exprime autour de ce problème.

On peut s’aider d’un bâton de parole. Celui qui le détend est le seul à parler et les autres écoutent sans interrompre l’autre.

Puis c’est la phase de recherche de solutions. Elles sont toutes notées sans exception même les plus farfelus puis on trouve une parmi celles énoncées qui fait consensus, c’est-à-dire, celle acceptée par TOUS les membres.

Une fois la solution adoptée, il faut l’essayer pendant un temps fixé à l’avance. Si ça marche c’est ok sinon on recommence l’opération !!